Tag Archives: Vanessa Paradis

New modestie

9 jan

Photo : Blandine Lejeune

 

Foin des chaumières normandes et des villas à Guéthary, s’agit désormais de fuir le stress ambiant pour la paix d’une yourte au pied des pistes ou d’une bergerie dans la Meuse.
La crise, la crise : quiconque veut s’assurer les faveurs du public est prié de faire simple. Isabel Marant et Jerôme Dreyfus, gourous de mode et  adeptes de la « new modestie », n’achètent pas une retraite trois étoiles sur la Côte d’Azur mais vont s’exiler dans une cabane des environs de Paris, sans eau ni électricité. Idem pour Beyoncé Knowles qui, outre-Atlantique, joue les Robinsones dans une cabine de dix-sept mètres carrés. Idem encore pour Johnny et Vanessa, lesquels ont installé au fond de leur domaine de mille hectares une caravane pourvue de tout ce qu’il faut de papier à rouler et de guitares sèches. Sans parler des groupes de cosmétiques et des complexes hôteliers qui surfent sur la tendance et rivalisent de formules alléchantes en proposant des spa perchés en haut des arbres et des séjours dans diverses huttes étoilées ou radeaux de la Méduse, moyennant plusieurs milliers d’euros par tête de pipe .

La crise, quelle crise ?

J.A

Photo : Bénédicte Fontaine

 

Le sixième

14 mar

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Cinéma cinéma. Allez voir Les femmes du sixième étage de Philipe Le Guay avant sa disparition de l’affiche. Pour l’Espagne, pour la bonne humeur, pour Kiberlain en bourgeoise des années 50 plus vraie que nature ; et surtout pour Luchini en mari mutant.
    Marchand de biens propriétaire d’un grand appartement dans un beau quartier parisien, sa vision des choses est bouleversée quand il prend conscience, suite à l’embauche d’une bonne espagnole, de l’existence des mansardes du sixième. Tout s’éclaire peu à peu pour lui : ces esclaves sont des femmes, elles ont une vie entre le repassage et la vaisselle, elles dorment, mangent, ont des amis et même vont au “petit coin”. Ébloui, notre bourgeois, moyennant quelques péripéties conjugales, décide d’emménager dans ce sixième.
    Tels une Vanessa Paradis et un Johnny Depp propriétaires de domaines à trente millions de dollars dont ils n’occupent que la parcelle où ils ont planté une caravane pour y fumer pieds nus des cigarettes roulées, Luchini ne veut plus voir, de son immeuble de luxe, que cette soupente miteuse avec sommier sans ressorts.
    Et pour cause! Il y découvre le bonheur, l’amour, l’amitié, le rire, la paëlla et le flamenco, bref son point G, enfin.
    L’épouse délaissée se consolera dans les bras passés à l’huile de lin  d’un artiste peintre. Tant mieux pour elle.
    Ce couple des années 50 nous éclaire sur les racines du bobo  et nous incline à penser que le modèle était en préparation bien avant 68.
    Pour conclure, et puisqu’on vous a tout raconté, on vous donne la suite.
    Les enfants de Luchini et Kiberlain, frais émoulus de leur pension chic, traîneront à Nanterre, battront puis lanceront le pavé. Puis, ils ne se marieront pas. Ils feront quand même quelques enfants, 1,9 selon la statistique de l’INSEE, qu’ils ne baptiseront pas, pour que ces derniers choisissent eux-mêmes à leur majorité.
    Lesquels enfants achèteront un loft a Montreuil, mangeront bio et feront le tri sélectif. Ils liront Télérama. Et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes : le nôtre.

S.A

Pétanque

15 sept

La pétanque : ringard ? Ça non ! Vu  cet été à Saint-Trop’ : Vanessa paradis et Diane Kruger taquinant le cochonnet, jeans moulant et talons hauts, à l’occasion d’un tournoi très vip organisé par Karl himself pour la maison Chanel. Signe qu’après Barclay, Montand et  F.-M. Banier, la relève est  assurée chez les pipoles. Il était temps.   

        Quant à nos branchés parisiens – ah, toujours eux ! – ils envahissent en force les aires gravillonnées du canal Saint-Martin et des quais de Seine, avec la panoplie idoine (pastaga et strings de pied), n’hésitant pas, en cas de litige, à sortir leur iphone pour prendre des mesures grâce à l’application boulomètre.
De quoi requinquer le retraité bedonnant et le campeur à bob Ricard, longtemps brocardés pour  leurs mœurs de prolos. Mais d’ailleurs, qui dit que c’est prolo, la pétanque ? Pas nous, en tout cas.

J.A

photos : Hélène Pambrun


Jamais sans mes bottes

20 sept

C’est vrai, dans la penderie de la lycéenne des années 80-90, j’ai un faible pour les bottes de moto Carolina. Patinées par le temps, elles sont imbattables. Comme le dit Jeanne, on s’en contente et on laisse de côté la Doc Marten’s qui, paraît-il, fait son come back et la Botte Harley (souvenez-vous), qui ne le tente même pas.Une fille avec des Carolina (les vraies, bien sûr, pas cette reproduction en daim qui inondait le bitume ces dernières années), pour peu qu’elle soit jolie, qu’elle ait l’arrogance de la jeunesse et une robe courte, elle ressemble à une héroïne de film, genre road movie.Vanessa Paradis les a chaussé merveilleusement dans Atomik Circus, des frères Poiraud. On se souvient aussi de Nathalie Portman dans Léon et de Kate Moss dans la pub CKone de Calvin Klein qui les portaient. Notre liane au visage mutin les avait aux pieds et déjà, on voulait toutes les mêmes. Mes Carolina à moi, ça a été mon premier investissement mode (il y a plus d’une décennie). Je les aimais tellement que si elles avait été un peu moins rigides, j’aurais dormi avec.J’y suis fidèle depuis mes treize ans et elles me le rendent bien, elles n’ont pas l’air prête de me lâcher…

S.A


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