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N’est SPA?

14 nov

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Moins glissants mais plus embellissants qu’un tobbogan d’Aquaboulevard, tels sont les mercredis branchés du bambin de pointe. Une nouvelle mode s’affirme pour la jeune génération : le Spa. French manucure, massage exfoliant, tout est accessible dès l’âge de trois ans dans ces “complexes bien-être”. On y apprend, entre deux biberons, à gérer son capital beauté. Car fini le temps où la crème antiride s’achetait vers 30 ans. Elle remplace désormais le Mytosil dans la trousse de toilette du mioche, comme prologue à la première injection de Botox (prévue pour l’année du bac).
Quoi de plus apaisant pour notre chéri qu’une journée détox entre copains, après cuite au champommy prise à la baby disco du Palais de Tokyo?

Enfin une bonne nouvelle pour l’enfant. Ses parents lui piquent ses Nike  et son terrain de jeu. Il prend sa revanche au Spa : c’est le sigle de la Société protectrice des animaux, le premier âge n’est-il pas digne d’une protection.
 

Syndrome Benjamin Button, Docteur ?

S.A


Chirurgie esthétique

15 sept

Il y a un avant et un après.
Avant la chirurgie esthétique, après la chirurgie esthétique.
Emmanuelle Béart, Mélanie Griffith, Pamela Anderson, bref, toutes celles qu’on aura la délicatesse de ne pas nommer, sont passées par la case botox, sacrifiant leur naturel sur l’autel du jeunisme
Avec le succès que l’on constate. Notamment sur l’éternellement ravissante Priscilla Presley. Voyez  plutôt  l’image :

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 D’autres jeunistes, un peu plus virils, font une démonstration moins convaincante. Témoin Mickey Rourke :

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 Moralité, que faire ?

Relire le Portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde.

J.A

La Parisienne

4 jan

Photo : Blandine Lejeune

 

Figure majeure de notre patrimoine et vrai Caractère de La Bruyère, tantôt fustigée et tantôt célébrée, dans tous les cas objet de convoitises, la Parisienne, tel le bobo, n’en finit pas de faire couler l’encre. Une exposition lui est présentement consacrée aux Galeries Lafayette, prétexte à pipeleter.

       Ni déballage de chair ni string qui dépasse, le cheveu savamment décoiffé, la touche de maquillage idoine sans Botox ni bling-bling, la Parisienne est toujours au top. Ce n’est pas nous qui le disons : l’élégance à la française est une évidence internationalement proclamée. La Parisienne ne se gêne pas pour relooker son mec, des fois qu’elle l’aurait connu en marcel et en chaussures pointues. Elle fait de ses enfants des fashion victims dès le bac à sable. Quant à son intérieur,  chaque détail en est chiadé à mort, de l’applique murale jusqu’au coquetier. La déco, ça la connaît : plus au courant que Wikipédia,  elle chine ses meubles à la Croix Rouge et rougirait d’être vue chez Ikea. Si son mec est bricoleur, c’est l’idéal : rien de plus chic que le fait-maison.

       La Parisienne est au régime depuis l’aube des Temps. Ça ne l’empêche pas d’être plus portée sur la bouteille que sur le sport en salle. Toutes les occasions lui sont bonnes de se taper un p’tit verre en se grillant une  Marlboro light. Autre boisson fétiche : le p’tit noir ( tout est p’tit avec elle ) qu’elle boira sur le zinc en feuilletant le Parisien, son i-Phone 4 à la main.

       Côté mondain, la Parisienne, femme accomplie, parlera du prix du mètre carré dans les dîners en ville, ceux qui rassemblent les genres et les réseaux à grand renfort de cartes de visite (avocats, écrivains, comédiens, call girls, docteurs ès squelettes de Pygmées). Elle se vantera  de sa dernière acquisition-vente-presse à la faveur d’une girly party strictement interdite aux maris, définitivement relégués aux couches-culottes et aux poussettes.

       Plus généralement, cet être survolté a le sens de  la « nigth » et du loisir éthylique,  un goût prononcé pour le name-dropping et les virées du week-end. Fondue de musique et djette à ses heures, elle passe derrière les platines dès que l’occasion se présente, même le jour de son mariage, puisqu’un mariage est aujourd’hui de bon ton (moins vulgaire que le Pacs).

       Ses traits de caractères ne sont un secret pour personne : égoïste, contestataire, râleuse, resquilleuse, la Parisienne, malgré une éducation au cordeau et des écoles privées hors de prix, dit à peine bonjour et n’arrive jamais avant dix heures du soir à un dîner. Elle a toujours trop froid ou trop chaud. Elle déteste le dimanche et encore plus le lundi. Elle vomit la baguette trop cuite, le métro aux heures de pointe, les escalators en panne. Elle prend les sens interdits en Vélib ( qu’elle rendra à la 29e minute, la première demi-heure étant gratuite ), elle remonte la queue du cinéma, elle se bourre dans les cocktails. À la moindre anicroche elle vous engueule. C’est par-dessus tout une emmerdeuse. Faut dire qu’elle a de qui tenir. Louise Michel, Simone de Beauvoir, Isabelle Thomas, Yvette Roudy, Ségolène Royal, Catherine Deneuve sont ses modèles, dont la liste n’est pas close.

Jeanne Ably

 La Parisienne Du 1er avril au 4 juin 2011 aux Galeries Lafayette du mardi au samedi de 11h à 19h ( entrée libre )

Couguars

11 jan



Révolue, l’époque où seuls les hommes folâtraient sans vergogne, moyennant  les faveurs de nymphettes obligeantes. Désormais c’est aux “cougars” de faire provision de chair fraîche à la sortie des lycées.  
        Élu mot de l’année 2007 par le 
Time magazine, ce terme de cougars (en français couguar, autre appellation du puma) désigne cette catégorie de dames d’un certain âge, jadis nommées rombières, mais aujourd’hui aussi à l’aise dans leurs stilletos que question porte-monnaie, et qui ne jurent que par les p’tits jeunes.
La femme du XXIe siècle n’en est plus à conquérir son indépendance financière ni son droit au travail (la pauvre !). Elle affirme son autonomie sexuelle. Pour se convaincre de cette réalité sociologique, suffit d’ouvrir Voici ou Gala : Claire Chazal, Amanda Lear, Demi Moore, Madonna, combien sont-elles, ces stars dopées aux protéines, gonflées au Botox et accros à la muscu, à exhiber leurs liftings aux côtés de jeunots à boucles blondes, en toute insolence ? On ne les compte plus, et pour cause : la tendance absolue chez nos amies les people, le must à Hollywood, est d’arpenter les red carpet son trophée gigolesque sous le bras.
Petit et grand écrans se sont emparés du phénomène. Témoin, une série télévisée, Cougar Town, sur la chaîne américaine ABC, avec Courteney Cox dans le rôle de la prédatrice, et quantité de films : Chéri, tiré du roman de Colette, avec Michel Pfeiffer, Puma, avec Jennifer Aniston (pas si vieille, pourtant),  Cliente, avec Nathalie Baye, etc., etc.  Ce ne sont plus les VIP ni même les vieilles pies, mais les vieilles peaux. Le net n’est pas en reste : un site www.dateacougar.com propose à de jeunes éphèbes de se faire manger en ligne par ces femelles carnassières un peu mûres mais aux dents longues.
Résultat : les couguars piquent leur gibier aux jeunettes et font de l’ombre à leurs propres filles (telle Demi Moore). Mettant leur ménopause à la portée de toutes les bourses (hum ! ), elles assurent leur revanche sur ces messieurs, définitivement déchus de leur monopole de la bagatelle, et renvoyés une fois pour toutes à leur football. Vive l’égalité des sexes !

J.A

Flight jacket

24 oct


Hélas, hélas, nous ne trouverons plus Brando ailleurs que “sur les quais” et dans une boîte, non pas de nuit, mais de bouquiniste. Mickey Rourke est ravagé par l’alcool, par la boxe, le Botox et le brouillard mental. Filip Nikolic ne fera plus jamais de salto. Brad Pitt s’exhibe du matin au soir avec une balayette à vaisselle collée au menton. George Clooney s’empâte…
Les hommes d’aujourd’hui mettent des jeans slim et de la crème de jour. Ils se font mutuellement la bise. Paraît même que certains auraient des talonnettes à leurs chaussures.
Mais consolons-nous. Il n’est pas totalement exclu que nous croisions encore, au détour d’une rue, un vrai mec en Flight Jacket. En voici la preuve bien consolante.

S.A


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