Tag Archives: Berlin

Ping-pong

13 mar

Après la pétanque, la boxe ou, moins répandue, la course en escarpins, c’est le Ping-pong, longtemps relégué au rang de manie de jardin (voire de garage) qui devient The sport-to-do.

À Berlin, Tokyo et NYC, villes ô combien célébrées, et dans une moindre mesure entre les murs de notre capitale, la tendance fait rage. Bars à Ping-pong, soirées « tournantes », accessoires de luxe, tout y passe. Même les people s’y mettent. Pour n’en citer que trois : George Clooney, Scarlett Johansson et Suzan Sarandon. Cette trinité ne jure plus que par la petite balle blanche et la taquine ardemment dans quelques bars spécialisés. Citons le Spin club, qui devient l’endroit le plus en vue de Manhattan et le Fat Cat, club de jazz  underground du West Village qui offre la possibilité à ses clients de se faire une petite partie  entre deux sets de jazz.

Quant aux créateurs, ils ont saisi la balle au rebond. C’est le moins qu’ils pouvaient faire. Ils proposent la panoplie idoine : housse brodée à la main signée Jonathan Adler et set de raquette Diane von Fürstenberg.

Ce n’est pas tout : à l’honneur dans les clips et sur nos murs, le « Ping » devient une source intarissable d’inspiration pour tout ce qui est musicien, designer ou homo artisticus. La preuve par le son.

Jeanne Ably

 

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Vendredi 13

13 nov

Madeleine possède bien quatre-vingt dix paires de chaussures dans son dressing. Parmi elles : des chaussures tibétaines dénichées à Berlin dont son mec raffole. Comme quoi, inutile de souffrir en Louboutin pour plaire aux hommes…

 

Back from Berlin ( épisode 3)

5 oct

Attardons-nous un peu sur les terrasses de café berlinoises.  Non pas parce que le brunch est à moins de dix euros. Enfin si, mais surtout parce que vous voilà assise à siroter tranquillement votre verre sans avoir à subir les résonances intempestives de la ville ( klaxons, pots d’échappement et autres joyeusetés sonores). Berlin est une ville calme. C’est de notoriété publique.  Et Dieu sait qu’elle bouge, pourtant : la fête est ici une spécialité de réputation mondiale. Underground, cheap (entre cinq et dix euros l’entrée en boîte de nuit), so hype, tellement plus cool et pas discriminatoire pour un sou. Tout le monde entre bien-sûr. Pote avec la clique ou non. Looké ou pas. Rien à voir,  en somme, avec nos très  branchés clubs parisiens, aux shorts lists comprimées et aux carrés vip à 300 €  la bouteille de vodka.

Pour en revenir aux terrasses berlinoises, un détail à signaler : quantités d’entre elles sont équipées de grandes tables en bois avec des bancs. Parfait pour fédérer les troupes et  tailler une bavette avec son voisin de table,  qui s’avérera  — avec un peu de chance — être un Apollon  intelligent, richissime, sensible, élégant, drôle, galant et parlant couramment la langue de Voltaire.

Enfin, les W.-C. à Berlin. Sujet qui mérite une place de choix dans ce blog. Ils sont collectivement un monument d’hygiène.  On y trouve tout ce qu’il faut pour sa toilette quotidienne. Coton-tige, lait démaquillant, brosse à cheveux, shampoing 2 en 1 et même tampons  hygiéniques pour les étourdies. Vous y pénétrez toute décatie pour faire on ne sait quoi et vous en ressortez remise à neuf, aussi  fraîche et légère qu’une bulle de champagne. Magique. Wunderbar !

Les Français ont une solide réputation de saleté, et c’est un fait que s’il fallait juger de la propreté d’une population à l’état de ses toilettes publiques, nous ne décrocherions pas la palme d’or. Les Allemands, eux, peuvent y prétendre.

J.A

 

Back from Berlin ( épisode 2)

3 oct


Autre observation qui n’a pas manqué de  me crever les yeux, c’est que le vélo tient ici le haut du pavé.
Et certainement pas le «Vélib»,  qui est au deux-roues ce que la poufiasse est à la femme. Non, non, non.  La bicyclette, à Berlin, est un accessoire d’élégance avant même d’être un moyen de locomotion.  Elle est rouge pétant, bleu électrique, multicolore, customisée même… Elle signe toute une attitude et presque une vision du monde :  on pédale seule ou en bande de copines, avec sa progéniture ou mieux : avec son soupirant.  Le top : grimper  à califourchon sur le porte-bagages de ce dernier, ou en amazone sur son guidon (vu à plusieurs reprises).
Et nul  risque de se faire enquiquiner par la police, qui apparemment là-bas a mieux à faire que de traquer les cyclistes, ou de se faire piquer sa selle en cuir par quelque malotru (le peuple allemand bien trop civilisé pour ça).
Le vélo est sacré à Berlin. Je vous le répète : le cador du trottoir !  On rencontre d’ailleurs très peu de scooter : les Allemands trop écolos pour rouler sur des engins à moteur.
Eh oui, ils sont bien, ces gens là !
Mais pointilleux tout de même sur leurs droits : avisez-vous de mordre tant soit peu sur la  sacro-sainte piste cyclable, vous autres has been de piétons… vous vous ferez illico remettre à l’ordre par une sonnette hargneuse, sans moratoire.

J.A

Back from Berlin ( épisode 1 )

1 oct

Ach, Berlin, Berlin (prononcer Berline) ! C’est fou ce que cette cité galvanise les ardeurs. La ville la plus cool d’Europe, selon le chœur antique modernisé. Et je me joins à lui. Trois jours à y flâner, m’enivrant de ses atours et me pourléchant de ses modes de vie. Le rêve. D’autant qu’il faisait un soleil triomphal. J’y étais allée une première fois en février, il y a quatre ans : rien à voir. Normal : prenez Paris ou n’importe quelle autre métropole un dimanche soir sous la pluie, le charme n’y est pas.
Ce qui m’a frappé de prime abord à Berlin ? Le look des habitants. Ou plutôt, le fait que tous soient unanimement au top dans ce domaine. N’espérez pas croiser une fille de 25 ans en Tods et tee-shirt Petit Bateau. Ça non ! Ou alors, c’est que l’un comme l’autre de ces deux articles vont redevenir à la mode d’ici peu. Car les Berlinois sont des avant-gardistes forcenés. C’est officiel. Pas de moule prêt-à-former ici, pas de formatage. Des collants rouge fluo par-ci, des bas filés par-là, des cuissardes d’un côté, des baskets vintage de l’autre, et vlà qu’on superpose tous les genres sans complexes. Talons de dix centimètres, OK, mais avec un sweat à capuche. Cheveux orange, pourquoi pas, mais avec look de first lady version Carla.
En somme les Berlinois se font un point d’honneur d’appliquer la devise de Frédéric le Grand : « Jeder nach seiner façon », qu’on traduira  par «chacun ses goûts » ou, chez les Ch’tis de Dany Boon : “chacun ch’mott”. Dans ce contexte, impossible de retrouver à plusieurs exemplaires le même et unique sac griffé Gérard Darel, ou son équivalent germain. Et c’est bien rafraîchissant. Et combien de couples ultra stylés n’ai-je pas croisés sur mon chemin! Comme s’ils sortaient d’une publicité de the Kooples.( Et là, on se dit qu’il est temps de relookez notre mec, si on ne veut pas passer inaperçue. )

Ach! Berlin, Berlin!

J.A



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