Tag Archives: Bardot

Lana del Rey

6 fév

Lana del Rey : le nom est sur toutes les lèvres, le visage dans chaque rétine, la voix dans pas mal de Blackberrys. Qu’on aime la musique ou non, qu’on l’ait ou non youtubisée, on ne peut que connaître celle qui a détrôné la môme Béart au royaume de la bouche en ventouse.C’est le conte de fées moderne. D’un coup de clic magique, quiconque possède un tant soit peu de talent assorti d’un minois de poisson-lune peut jaillir du néant et mettre le feu à la toile.

Le buzz, qu’on appelle ça. Un buzz fait pour retomber aussi vite qu’il s’est levé. Le hipster qui s’empiffre de musique renie dès le lendemain ce qu’il portait aux nues la veille. Il vous balaye ça d’un revers sur Facebook et Twiter, sitôt que l’objet de ses délires a fait un peu trop parler de lui (comble du vulgaire).

Que penser de la nouvelle diva du Net ? Pur produit marketing, comme aiment à le dire les journalistes et autres carnassiers du Web ? Nouvelle icône en or massif ? Est-elle bien celle qu’on attendait et qui, après Garbo, B.B ,Vanessa Paradis, Madonna et Lady Gaga, nous permettra d’affronter le marasme ambiant ?

Dans l’album écouté à la va-vite, une chanson retient notre attention : « ‘Video games ». Plagiat d’un titre grec de 1991, murmurent les mauvaises langues. Il n’empêche. Le résultat est là. Sans Lana, nul n’aurait jamais ouï dire quoi que ce soit de ce morceau, et je ne serais pas en train de taper ces lignes.

 

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Jeanne Ably

 

 

Romy Schneider

29 nov

Entre « Sisi impératrice » et « La Piscine », dix ans d’écart. Lasse de son image de princesse à l’eau de rose, Romy Schneider, révélée à 15 ans par sa mère l’actrice Magda Schneider à qui elle donne la réplique dans « Les Lilas blancs », et qui passe pour être  la meilleure importation d’Autriche après la valse, a troqué ses robes à crinoline pour un bikini noir. C’est le tournant de sa carrière et à la fois de sa vie de femme. La « Mädchen » joufflue qu’on a connue au bras du ravageur Delon, et qui émeut les midinettes par son visage d’ange un peu épais, arrête à 28 ans le cinéma mais aussitôt lui revient métamorphosée en femme fatale, inspiratrice des plus grands réalisateurs. Clouzot, Sautet, Visconti, Orson Welles, Chabrol, tous se l’arrachent, faisant d’elle la star de son temps et la préférée des Français.À l’inverse d’une BB ou d’une Catherine Deneuve, ses contemporaines, Romy Schneider, grand cru du Rhin, se bonifie avec l’âge. D’une beauté mûre, elle enchaîne à partir de 1962 les rôles douloureux qui font écho à ses propres drames, et les films sur la Seconde Guerre mondiale, comme si elle avait là quelque chose à expier. Le suicide de son premier mari en 1979, suivi de la mort accidentelle de son jeune fils, deux ans plus tard, la font basculer vers les gouffres. Foudroyée à 43 ans par une crise cardiaque, Romy Schneider achève de devenir un mythe : celui d’une ambition triomphante ravagée par le malheur.

J.A

 

Romy Schneider, exposition du 4 novembre 2011 au 22 février 2012  à l’occasion des trente ans de sa mort

Espace Landowski, Musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt, 28, avenue André-Morizet. Jours et heures d’ouverture : tous les jours de 10h à 19h. Entrée : 11 euros

 

Élégance française

15 avr

   Question moderne : – Qu’est-ce que l’élégance française, dont on nous bassine avec une certaine insistance et qui s’exporte, paraît-il, à coups réguliers de Bardots, de Cotillards, de Gainsbourg et de french lovers ?
    Réponse traditionnelle : – Une absence totale de manières, de calculs et de chichis. Un don particulier pour le “pas fait exprès”. Une désinvolture absolue. Une façon d’être et de se comporter qui proclame très hautement : fringues, cheveux, godasses, rien de tout ça n’a la moindre importance, mais bon.
    Exemples. Un imper noué à la va-vite. Un jean APC délavé et troué. Une chemise Lacoste dont le crocodile s’est fait la malle. Bref, le mépris du détail.
    Voyez l’épouvantail : c’est le dandy  par excellence. Pas seulement parce qu’il porte un Burberry’s. Mais parce que sa tenue rejoint celle du clochard, qui est toujours le plus chic de la rue. L’un et l’autre brillent par leur absence de pause. Vive la chute du bling bling ! 

S.A

Blonde vs brune

25 oct

C’est le sempiternel débat : blonde ou brune ? La Cinémathèque de Paris lui consacre une expo, prétexte pour nous à pipeletter.  

Aujourd’hui qui l’emporte, de la crémeuse Scarlett Johansson ou de la piquante Pénélope Cruz ? D’un côté  le charme pulpeux et la promesse de débauche ; de l’autre le mystère incarné de la sensualité volcanique. Même combat jadis pour Cindy Crawford et Claudia Shiffer, Kim Novak et Liz Taylor,  Simone Signoret et Michèle Mercier… À chaque époque le duel blondes-brunes. Et toujours le même dilemme.
Les filles – curieuses par nature – n’hésitent pas à franchir la frontière. Pour voir ce que ça fait : d’être blonde, quoi. Marion Cotillard l’affirmait dans une interview : « Ça change la vie. »  Faites le test. Vous changerez surtout de trottoir, fatiguées de vous faire siffler.  Pas de doute, les hommes préfèrent les blondes. La Suédoise fiche la pagaille dans leur couple, la lolita leur fait tourner la tête, la majorette et  la pin-up de calendrier les électrisent. Même Barbie les damne.
Toutes blondes !
Marilyn, B. B., Catherine Deneuve auraient-elle fait leur carrière sans passer par la case eau oxygénée ? Au cinéma de papa, il est évident que le blond prédomine ( c’est ce qu’il ressort de cette expo).  Mais que les brunes se rassurent : le XXIe siècle lui tourne le dos. Il devient has been, voire vulgaire. Prenez Paris Hilton et Pamela Anderson : rien à voir avec des merveilles telles que Winona Ryder, Keira Kneigthley, Ségolène Royal ou Martine Aubry. L’heure de la revanche a sonné.

J.A

Haro sur la sèche

3 fév

Ma mère n’a jamais fumé de sa vie. Alors, pourquoi s’hexhibe-t-elle ce jour-là devant l’objectif une cigarette au bec ?
Réponse connue : par coquetterie. Par plaisir. Pour adopter la moue désinvolte que permet le lâcher de fumée. Pour nous faire admirer sa jolie main tenant la tige de huit, sixième de ses doigts fuselés. Pour être glamour comme Bardot dans Et Dieu créa la femme, où  le sex-symbole maîtrise à merveille le jeu de lèvres et de volutes.
    Et peut-être dans le seul but d’incarner un jour un noble anachronisme.

    Triste est notre époque, à ce point obsédée d’hygiène et de sécurité (sociale) qu’elle en est venue à bannir la cigarette et tente maintenant de chasser le passé.
    Après avoir kidnappé une pipe en plein bec de Jacques Tati, la RATP (mieux nommée RAPT) récidive. Bravant le soupçon du sanitairement correct, elle séquestre la cousue qu’on n’a eu que le temps d’apercevoir entre les doigts d’Audrey Tautou, sur l’affiche de Coco avant Chanel.
    Aujourd’hui la tabacophobie règne. L’imbécillité aussi, du latin “imbecillus”, signifiant faible, débile, qui n’a pas son bâton (de tabac).
    Karl Lagerfeld, esprit affûté, avec sa pertinence habituelle et ses mots toujours sobres, fait un triste constat : l’interdiction de fumer, c’est la mort de la conversation, déjà mise à mal ces dernières années par le téléphone portable et le politiquement correct.
    Plus le temps d’élever le débat dans les dîners. L’ appel de la nicotine exile dès le fromage les plus intelligents vers le trottoir mouillé, où se forment leurs groupes de parias un peu dépités de faire désormais partie de la caste des intouchables.
    Ces maudits sont grelottants pendant que les attablés se désespèrent de la conversation enfuie, et pérorent dans le vide.
    Gainsbourg n’est plus là pour piquer une gueulante et griller des havanes à la télé en prime time. Dans la chanson de Pink Martini, la femme assume: “Je ne veux pas travailler, et puis je fume”. Pour vieillir couguar, la dame d’aujourd’hui contrôle son sommeil, sa carrière et ses poumons. Et pour arrêter de fumer, elle fait deux fois plus de footing et de musculation … Et Dieu créa Madonna !

S.A

 

Gainsbourg, retour sur une vie héroïque

20 jan


Pas de purgatoire pour Gainsbourg qui, mieux qu’une légende, s’élève désormais  au statut de mythe national. Témoin, le film tant attendu de Joann Sfar «  vie héroïque », qui sort aujourd’hui sur les grands écrans. Prétexte, pour nous autres pipelettes, de revenir sur le parcours de celui, dont la vogue et  l’aura ne connaissent nul déclin dix-huit ans après sa mort.

Né Lucien Ginsburg, de parents juifs immigrés, le 2 avril 1928 à Paris, il se destinait à la peinture. Étudiant aux Beaux-Arts puis professeur de dessin, il a pour maître durant un temps l’illustre Fernand Léger. Mais très vite la musique, qu’il a étudiée dès l’enfance avec son père pianiste, prend le pas dans sa jeune vie sur les arts plastiques. Devenu Serge Gainsbourg, il délaisse les ateliers pour les piano-bars et les salles de concert. Crooner dans les casinos huppés des côtes balnéaires de prestige, ainsi que dans les boîtes parisiennes à la mode, mais aussi complice pertinent de diverses chanteuses qu’il accompagne à la guitare, Gainsbourg travaille aussi à ses propres compositions. Il a pour modèle Boris Vian, dont les textes provocateurs et caustiques constituent à ses yeux une référence. En 1958, il enregistre son premier disque, Du chant à la lune, où figure le célèbre Poinçonneur des lilas. Fiasco commercial notoire. La critique se montre peu amène à l’égard d’un nouveau venu dont le charisme et les talents semblent pourtant d’ores et déjà proportionnels au gabarit de sa paire d’oreilles promise à la célébrité.
L’époque des yéyés, un peu plus tard, ne lui sera guère plus favorable. Gainsbourg ne se sent pas très à l’aise dans le style musical en question. Résultat : le public le rejette tandis que les journaux brocardent sa tête patibulaire et son nez proéminent.
Son second disque, Gainsbourg Confidentiel, empreint d’un jazz archi-moderne cher à l’artiste mais peu accessible au public profane, ne lui permet toujours pas d’accéder au panthéon des tubes. Vendu à mille cinq cents exemplaires, il inspire à son auteur sa résolution devenue célèbre : «Je vais me jeter dans l’alimentaire et m’acheter une rolls.

Mais si Gainsbourg avoue un penchant incontestable pour les belles voitures et les objets d’art, ce sont les femmes qu’il collectionne avant tout. Après une passion courte mais torride avec Brigitte Bardot, qui lui inspirera le mythique Initiales BB, il rencontre en 1968 Jane Birkin sur le plateau du film Slogan, entamant avec elle une idylle style “vieux faune et jeune tendron” qui durera dix ans et attisera l’attention (non exempte de voyeurisme) d’une presse people avant la lettre, avide de minijupes.
Entre-temps, Gainsbourg remporte ses premiers galons d’auteur-compositeur à succès en écrivant notamment pour Juliette Gréco, Petula Clark, Françoise hardy et France Gall, laquelle remportera grâce à lui le grand prix du concours de l’Eurovison en 1965 avec des paroles où d’aucuns détecteront des sous-entendus croustillants.
La carrière de l’artiste est lancée. Les années 70 voient la sortie de quatre albums phares,Histoire de Melody Nelson en 71, Vu de l’extérieur en 73, Rock around the Bunker en 73 et L’homme à tête de chou en 76 qui le placent sans coup férir au premier rang de l’avant garde de la chanson française. Gainsbourg fait en outre ses débuts au cinéma, devant, puis derrière la caméra, réalisant tour à tour quatre longs-métrages, entre autres le sulfureux Je t’aime moi non plus qui fera beaucoup pour sa réputation de dépravé scandaleux.


Légende oblige, Gainsbourg s’immerge dans les plaisirs tant diurnes que nocturnes avec ce qu’ils impliquent de beuveries et de matins blêmes, écumant les boîtes et faisant place peu à peu à Gainsbarre, son double subversif et insoumis qui résumera sa métamorphose par cette formule : «Quand Gainsbarre se bourre, Gainsbourg se barre».
Jane Barkin, peut-être lassée des frasques de son mari, finit par elle-même bel et bien “se barrer” du foyer conjugual, laissant derrière elle un homme de plus prodigue de provocations en tout genre. Un billet de cinq cents francs brûlé en direct devant les caméras, une proposition malhonnête à Whitney Houston sur le plateau de Michel Drucker, des insultes adressées publiquement à la chanteuse des Rita Mitsouko, une Marseillaise lui aliénant les régiments de parachutistes, Gainsbarre n’en finit plus de créer des turbulences partout où il passe.
Entre alors en scène Bambou, nouvelle égérie pour laquelle l’inusable parolier écrit des textes que celle-ci interprétera sans grand succès.
En 1991, à la suite d’une cinquième crise cardiaque – Gainsbourg n’a jamais pu se résoudre à arrêter de boire ni de fumer, forgeant ainsi son image de poète suicidaire et mal rasé – le célèbre consommateur de Gitanes s’éteint et avec lui sa dernière cigarette. De ces cendres, renaît une légende. Au cimetière du Montparnasse, les visiteurs se succèdent pour venir semer mégots et tickets de métro sur sa tombe, à deux pas de celle d’un autre très grand artiste : le peintre Gérard Barthélémy.
Ils sont nombreux aussi à venir communier devant le 65, rue de Verneuil, véritable mausolée qui abrita l’artiste une bonne partie de sa vie.
Cité par de nombreux chanteurs français comme leur idole et leur modèle, mais aussi par nombre d’étrangers qui n’hésitent pas à reprendre ses succès, Gainsbourg, dont l’œuvre, effleurée, entendue ou ressassée, résonne de part et d’autres des frontières, figure comme un emblème incontestable de la chanson française et peut-être même de la chanson tout court, voire de la poésie contemporaine.

Jeanne Ably


Marin

4 déc

Son rôle est épisodiquement d’être pêcheur et de tremper des hameçons ou chaluts pour nous permettre d’égayer nos féculents de quelques miettes de thon ou d’un filet de sole.
Les mauvaises langues (un peu rustres) susurrent qu’il a une morue dans chaque port.
Nous, nous lui reconnaissons la qualité primordiale : il est élégant.
Pour preuve, la mode qui n’a cessé de lui piquer sa panoplie. Ainsi la marinière est devenue un classique, bien avant Jean-Paul Gautier qui se l’adjugea comme marque de fabrique. Déjà dans les années 60 B.B. courait en marinière assortie d’un petit jean, pieds nus sur la plage de Saint-Tropez.
Actuellement les rayures, le ciré et la casquette à visière bleu marine ont résolument appareillé et ont le vent en poupe sur le bitume de la cité.
Un vrai débordement de l’espèce maritime sur le plancher des vaches. Conséquence du réchauffement climatique cher au second Monsieur Hulot, sans doute.

S.A


Et Dieu créa…Bardot

7 nov

Je sors de l’exposition « Les années d’insouciance » au musée des Années 30 à Boulogne avec, en tête, bien moins l’envie pressante de me procurer une jupe Vichy qu’une intuition métaphysique  : Dieu existe, puisqu’Il a créé Bardot. Qui d’autre que Lui aurait réussi cet exploit ?
B.B. c’est l’apothéose de la grâce, le triomphe du tempérament, c’est une féminité qui s’exacerbe au moindre battement de cils, au plus discret frémissement d’orteil. Démarche de rêve, perfection de la ligne, pureté des traits. Tant de beauté n’a pu résulter d’un simple rapprochement hasardeux de molécules. On ne nous la fera pas : il y a eu Quelqu’un, là-haut, pour façonner cette merveille, pour concevoir et réaliser ce pur prototype de la femme “haute couture”, pensé au centimètre près.
D’entrée on la trouve au seuil de sa carrière, d’abord Brigitte joufflue qui fait ses premiers mètres à vélo, puis Brigitte à appareil dentaire. On suit son parcours de mannequin pour “Elle”, ses débuts à l’écran. On franchit un seuil et l’étape Vadim – et Brigitte devient Bardot : vedette de cinéma, monstre sacré, star planétaire dont le magnétisme animal affole les hommes, et symbole d’une certaine libération de la femme (la vraie libération, pas l’autre).
Salle suivante : Saint-Tropez, la Madrague… On lit ses cartes postales, on effleure les robes qu’elles a portées… Plus loin, son tableau de chasse. On compare les amants. Une suite de photos alignées sur le mur. On dira ce qu’on voudra de ces garçons : ils ont affronté le mythe, et il fallait le faire.
Pas question de tout énumérer. Impossible, tant est riche la masse des archives. On ressort des lieux avec l’impression trouble et double d’avoir rencontré une femme et un mirage. Femme au parcours unique, toujours vaillante, meurtrie en bout de course par le poids d’une célébrité surhumaine.  Mirage de la gloire, rôle trop lourd pour ces épaules si frêles, si dorées, jolies à briser le coeur.
Porte-drapeau des reléguées du second plan (la ménagère des années 50 et la pauvre bête tout juste bonne à faire un manteau de fourrure ou à servir de cobaye aux gens de laboratoire), B.B. a tenu le coup, évoluant à contre-courant, bravant l’opinion, assumant le scandale, tenant tête à l’OAS, se fichant des conventions, brûlant sa vie et s’inclinant devant le général de Gaulle. Chapeau !
N’en déplaise à ses détracteurs, qui voient de la politique là où il n’y eut que du sentiment et de la flamme, Bardot est un écrin splendide qui ne peut abriter qu’un diamant.

Suzanne Ably


Séance de photos

10 oct

À quoi se livrent les filles tant soit peu frivoles (les seules dignes d’intérêt) quand elles se retrouvent entre elles, un samedi  après-midi ?
À une séance de photos, pardi.  
Ne le niez pas : vous vous êtes forcément, un jour ou l’autre, mutuellement mises en scène sous vos plus beaux atours pour prendre la pose face à l’objectif (et ajouter in fine quelques clichés canons de vous à vos archives personnelles). 
Ci-dessous, un aperçu du résultat lorsque Lucie, Alice et Louise jouent les top models pour leur copine Blandine, photographe de son état  :

 

Que retenir de cette séance, hormis le fait que nos protagonistes jouent le jeu avec un brio digne de pointures internationales ? On vous le donne en mille : les Carolinas – vous les  avez reconnues, pour peu que vous soyez un poil assidu(e)s – sont une fois de plus à l’honneur. 
Portées avec une petite robe à froufrou, elles permettent de casser le côté un peu sage de la tenue et d’y ajouter subrepticement la touche de rock’n roll idoine. 

Autre article indispensable dans toute garde-robe qui se respecte, les bottes indiennes. À porter à toutes les sauces : avec une petite jupe, par-dessus un jean, sur des collants opaques, en pyjama, jambes nues, sans jambes du tout, etc. À toutes les sauces, j’vous dis. Et même par temps de chien, avec un bon imper mais expressément sans le chien (machine à crottes). Succès assuré.

Le look dandy, lui aussi, est de mise. Il sera, dit-on dans les milieux informés, la grande tendance de l’hiver 2010. Le concept est le suivant : afficher des airs de garçonnet battu par sa marâtre en s’affublant de vêtements piochés dans le vestiaire du cher et tendre. Effet garanti. 
Indispensable, la  gavroche juchée au sommet de la tête. Elle balise le chic comme le point final clôt la dictée.



Enfin, dernier élément sous le feu des projecteurs : la ceinture, déjà célébrée dans notre dernier post. Portée scrupuleusement à la taille, elle exalte les pleins et affine les déliés. Rien que ça. Version B.B. ou Marilyn à leurs très riches heures de triomphe sensuel, résolument irrésistible.

J.A


photos: Blandine Lejeune

La silhouette retrouvée

5 oct

robe H&M, ceinture vintage

La ceinture, VIP de la saison : bonne nouvelle s’il en fut.
Grâce à elle, la femme se réapproprie une silhouette. Ex-saucisse, la voici qui redevient violoncelle. Elle réintègre les attributs que le taille-basse lui avait confisqués. La forme se rééquilibre, les fesses se réaffirment, le buste retrouve sa majesté, la féminité revient au galop.
De même qu’une chaussure droite est grotesque au pied gauche, la ceinture détonne ailleurs qu’à sa place naturelle. Voyez Bardot l’intemporelle (et néanmoins vedette d’une exposition on ne peut plus récente) : sa ceinture à la taille crève l’écran.
Quant au mode d’emploi de l’accessoire, c’est bien simple : il se décline dans toutes les teintes, toutes les largeurs, toutes les matières, tous les styles et se rajoute à toutes les tenues.
L’idéal, comme d’habitude, étant d’arborer un modèle vintage qu’on ne retrouvera pas sur la voisine de palier.

S.A



robe vintage, ceinture APC




robe et bottes vintage, ceinture dior vintage


Si aviez décidé de miser sur le dos de la robe, il suffit juste de retourner l’accessoire en question…


robe et ceinture vintage


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