Die Antwoord

17 fév

C’est le buzz du moment : à Bruxelles, Berlin, Amsterdam, leur nom court sur les lèvres. On mate leur clip en boucle. On fait cinq heures de queue pour les entendre. On se coiffe comme eux.
       Die Antwoord : la France aurait-elle un train de retard ? Je me jette sur mon ordi, honteuse de mon ignorance.
       Pour une révélation, c’en est une.
       Celle d’un trio issu des banlieues afrikaners, à l’attitude provocante et au dialecte exotique, mélange d’argot sud-africain et de langage gangsta.
       Au temps pour moi ! En novembre, les “Inrock”, cette Bible, y étaient allés de leur dithyrambe, à la sortie de leur premier album. Unanimité immédiate de la blogosphère, qui ne tarit plus d’éloges :  “petite bombe” par-ci, “phénomène musical” par-là. Tiens donc  !
       C’est mode. Version relookée des Pieds-Nickelés. Une chanteuse à faux seins, mi-punk, mi-baby-doll, qui casse la gueule à son public (de source sûre) ; un leader ancien taulard à dents en or et tatouages (faits en prison, encore mieux ) ; et un dj atteint de progéria. La recette pour faire recette.
       Ajoutez quelques babioles phalliques et deux ou trois têtes de monstres, c’est le succès garanti. Témoin un clip accueilli en octobre au musée Guggenheim avec rang d’œuvre d’art.  Les adeptes de Gaspard Noé ou Larry Clarck en redemandent : SVP, plus de bites, plus de fesses et plus de doigts d’honneur !
       Voyeurisme ? Qui a dit voyeurisme ?
       Pour voir là-dedans du malsain, du crade et du glauque, il faut être vraiment malsain, crade et glauque.

J.A

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2 Responses to “Die Antwoord”

  1. Paul Fresnel 20 avril 2012 at 17 h 36 min #

    Très fortes les cousines, je ne vous soupçonnais pas du tout blogueuses.
    J’adore.

    • lespipelettesdebelleville 20 avril 2012 at 17 h 44 min #

      Merci ! Ravies en tout cas de te compter désormais parmi nos lecteurs…

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