Pantalon de grand-père

13 jan



Le grenier, caverne d’Ali-Baba pour les coquettes. On prend l’échelle, on gravit les dunes de poussière, on fend les toiles d’araignées. On pénètre au coeur à la fois des ténèbres et du vintage. À la lueur d’une lampe à pétrole, donc au risque d’un incendie, on déniche des merveilles plus merveilleuses que les trésors des friperies de Bruxelles ou d’Anvers. On jongle avec l’anachronisme, on pulvérise les records d’avant-garde avec la petite robe orange et marron des années 70. On chausse les sabots que portaient la tante Sabine à St-Trop au dix-huitième mariage d’Eddie Barclay. Quelle émotion.
Dans ces fouilles archéologiques, la rage de découverte va bien au-delà des seuls accessoires féminins. On ressort le pantalon du grand-père. Trop grand, en velours, à grosses côtes, “beigeasse”. Il nous va comme un gant, ce qui est le rôle d’un pantalon. Il nous donnera dès demain à la station Abbesses une silhouette plus que chouette.
Pour celles qui n’ont ni grenier ni aïeul, APC a créé une réplique admirable de ce modèle. Accessible sans échelle. On pousse la porte du magasin. On dit bonjour. On essaie la chose. On la paie. On dit merci. On s’en va avec son paquet. Après quoi, pour huit jours,  on nage dans le bonheur.

S.A

 

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