Vêtements technique

26 juil

L’art d’être élégant, c’est celui de n’en avoir pas l’air.
Rien de moins élégant que le tirage à quatre épingles. Rien de plus chic que le vêtement de travail, qui tire son charme de son utilité, de son absence de pose.
Le vêtement de travail affiche la noblesse de l’action, qui l’en récompense en lui dictant de belles coupes, des matières solides, des couleurs et une souplesse que le temps et l’usage se chargent d’améliorer.
Par exception et pour éviter la redondance, nous ne parlerons pas ici de Brando.
Nous ne mentionnerons pas son marcel en lambeaux.
Nous n’évoquerons pas sa condition de garagiste dans Un tramway nommé Désir, qui lui vaut une tenue que nul ne saurait sublimer comme il le fait.
Nous constaterons néanmoins au passage que la salopette de mécano, même déchirée, maculée de cambouis et portée par un rustre, c’est sublime. 
Osons une affirmation : le bipède humain de sexe masculin, à moins d’être dandy ou sapeur, est toujours plus élégant dans sa tenue de travail qu’en habits du dimanche.
Moralité à l’usage des messieurs (et même des dames, hein ?) : pas besoin de se ruiner chez les créateurs pour un vêtement qui se démodera l’année suivante.
Fonçons chez Carhart (où la marque spécialisée dans le vêtement d’ouvriers propose la salopette idéale), chez APC (qui fait de VRAIS  jeans), au BHV, dans les surplus militaires et les coopératives de marins-pêcheurs, où l’on trouve des pièces aussi intemporelles qu’opérationnelles. 
Un pantalon de charpentier ou de cuisinier, une robe de serveuse, un bleu de travail, un pull marin, des brodequins de jardinier ou une parka militaire : autant de métiers, autant de chances d’être classe.
Alors, vite, quittons nos hamacs et vautrons-nous dans le boulot.

S.A

 

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