Back from Berlin ( épisode 3)

5 oct

Attardons-nous un peu sur les terrasses de café berlinoises.  Non pas parce que le brunch est à moins de dix euros. Enfin si, mais surtout parce que vous voilà assise à siroter tranquillement votre verre sans avoir à subir les résonances intempestives de la ville ( klaxons, pots d’échappement et autres joyeusetés sonores). Berlin est une ville calme. C’est de notoriété publique.  Et Dieu sait qu’elle bouge, pourtant : la fête est ici une spécialité de réputation mondiale. Underground, cheap (entre cinq et dix euros l’entrée en boîte de nuit), so hype, tellement plus cool et pas discriminatoire pour un sou. Tout le monde entre bien-sûr. Pote avec la clique ou non. Looké ou pas. Rien à voir,  en somme, avec nos très  branchés clubs parisiens, aux shorts lists comprimées et aux carrés vip à 300 €  la bouteille de vodka.

Pour en revenir aux terrasses berlinoises, un détail à signaler : quantités d’entre elles sont équipées de grandes tables en bois avec des bancs. Parfait pour fédérer les troupes et  tailler une bavette avec son voisin de table,  qui s’avérera  — avec un peu de chance — être un Apollon  intelligent, richissime, sensible, élégant, drôle, galant et parlant couramment la langue de Voltaire.

Enfin, les W.-C. à Berlin. Sujet qui mérite une place de choix dans ce blog. Ils sont collectivement un monument d’hygiène.  On y trouve tout ce qu’il faut pour sa toilette quotidienne. Coton-tige, lait démaquillant, brosse à cheveux, shampoing 2 en 1 et même tampons  hygiéniques pour les étourdies. Vous y pénétrez toute décatie pour faire on ne sait quoi et vous en ressortez remise à neuf, aussi  fraîche et légère qu’une bulle de champagne. Magique. Wunderbar !

Les Français ont une solide réputation de saleté, et c’est un fait que s’il fallait juger de la propreté d’une population à l’état de ses toilettes publiques, nous ne décrocherions pas la palme d’or. Les Allemands, eux, peuvent y prétendre.

J.A

 

No comments yet

Leave a Reply

Social Widgets powered by AB-WebLog.com.