Archive | octobre, 2009

flight jacket (dernier épisode)

29 oct

Oui, encore oui et trois fois oui : la flight jacket, fixée tel un trophée sur les épaules massives de nos compagnons, représente la quintessence du chic brutal et le summum de la virilité pileuse. Et pas moyen de l’emprunter pour prendre à notre tour des airs d’Actor’s studio et de fureur de vivre : laissons à César ce qui lui va si bien et nous ensevelirait à jamais. 
        Consolons-nous pourtant : la flight jacket a sa réplique féminine. Plus rare, donc forcément plus précieuse, elle arrache plus qu’elle n’habille, et ce, quelle que soit la circonstance. Je tiens la mienne de ma mère, femme admirable qui était, ça finira par se savoir à force de blog, l’une des stars de sa génération. Cette seconde peau héritée d’elle, je l’endosse comme une responsabilité. Lourde, très lourde, malgré son poids de cuir plutôt modeste. La voici sur Clémence.

J.A

Marcel

28 oct

 

Éloignons-nous un instant des vestiaires et oublions le débardeur de Brando (encore lui) dans son Tramway nommé Désir. On déplorera éternellement d’apercevoir ce genre de pompe-sueur sur d’autres torses que le sien. La scène historique et hystérique du film a épuisé le sujet. Plus rien à ajouter.
Quitte à nous éloigner des écrans, allons au théâtre. Vu ce week-end une pièce dont le titre est précisément l’homonyme familier du tee-shirt sans manches, “Marcel”, mise en scène par Tommy Weber et servie avec un talent fou par les interprètes, Pierre Khorsand et Chloé Devicq. Ce moment d’art dramatique m’a comblée.
Marcel est un scénographe revenu de tout, flanqué d’un acolyte mi-souffleur mi-serviteur, garçon sans consistance mais fidèle. Il projette de clore sa carrière en montant Cyrano de Bergerac, rôle qu’il a manqué à l’époque où Rostand n’était autre que… son copain de classe.
Imbrication du théâtre dans le théâtre, la pièce, en forme de poupée russe gasconne, mêle avec brio tous les registres et en tout cas ceux qui nous plaisent : comique, amertume, absurde, nostalgie. Tout y passe, sauf le spectateur qui reste. Scotché à son siège, il jubile d’un bout à l’autre du jeu si juste des comédiens.
On n’oubliera pas de sitôt la scène du “casting des Christian”, hilarante au-delà du concevable, avec en guest-star une réplique de Louis de Funès plus vraie que nature !
Fidèle au passé, Tommy Weber flirte avec l’intemporel de façon terriblement présente.

S.A


(“Marcel”, spectacle comique de Tommy Weber et Pierre Khorsand, théâtre du Marais ce dimanche à 16H (reprise en Janvier) infos www.theatre-du-marais.com, points de ventes habituels.



Hier et aujourd’hui (nostalgie)

27 oct

L‘album s’ouvre, le piège se referme. Captivée (capturée) je suis. L’heure tourne, et je ne m’en sortirai qu’après la journée entière à rêver sur les photos d’une jeunesse qui rigolait.
    Et tellement bien fringuée !
    Chacune des tenues que portait ma mère à dix-huit ans remet à l’heure nos pendules de 2009.  Les icônes sont détrônées. Kate Moss prend une veste. Agyness Deyn : attifée. Mises toutes deux comme l’as de pique. Leur élégance tout juste bonne à faire des pyjamas.  Ces soi-disant “reines de la sape” : littéralement fagotées. Déboulonnées de leur piédestal. Ravalées au rang de ringardes.
    Qu’elles aillent se rhabiller.

  Preuve de ce que j’avance ? Voyez ma mère en 1967, coiffée d’une petite casquette sortie tout droit du “Kid”, de Chaplin, avec chandail en shetland, pantalon de velours taille haute et resserré aux jambes, et, pour clore en apothéose, de (vrais) mocassins américains, de la marque Collegian (expédiés de New-York par une copine de là-bas, trois mois de voyage par bateau).
    Tenue simple mais qui fonctionne et qui nous donne une sacré leçon de style.
    Un petit retour à hier ferait-il de nous les pionnières de demain ?
    Il y a de pauvres époques où l’avenir est au passé.

S.A

Flight jacket (suite)

26 oct



Attention tout de même, il ne s’agirait pas que la Flight Jacket en question n’en soit pas une authentique : l’imitation est une limitation.
Les deux jeunes dieux que notre objectif a saisis remportent heureusement l’examen haut la main.
Le vrai blouson de pilote n’a pas de soufflets dans le dos, et son cuir est d’une souplesse à damner une médaille d’or de gymnastique.
Mais le plus beau de tous les blousons d’aviateur, c’est celui dans lequel mon père faisait le malin en 1965 sur une plage normande. Il l’avait hérité de son propre père, qui lui-même l’avait reçu en cadeau du major James S. Percy, son commandant d’escadrille (la 72e de Liaison, 7e armée, U.S.A.) à la fin de la Seconde Guerre mondiale… Devant cette relique aujourd’hui hélas volatilisée (le blouson, pas mon père), je m’agenouille pieusement.

S.A

 

Flight jacket

24 oct


Hélas, hélas, nous ne trouverons plus Brando ailleurs que “sur les quais” et dans une boîte, non pas de nuit, mais de bouquiniste. Mickey Rourke est ravagé par l’alcool, par la boxe, le Botox et le brouillard mental. Filip Nikolic ne fera plus jamais de salto. Brad Pitt s’exhibe du matin au soir avec une balayette à vaisselle collée au menton. George Clooney s’empâte…
Les hommes d’aujourd’hui mettent des jeans slim et de la crème de jour. Ils se font mutuellement la bise. Paraît même que certains auraient des talonnettes à leurs chaussures.
Mais consolons-nous. Il n’est pas totalement exclu que nous croisions encore, au détour d’une rue, un vrai mec en Flight Jacket. En voici la preuve bien consolante.

S.A

Bleu versus vert

24 oct

Beaux, jeunes, talentueux. Ce qui les distingue : la couleur de leurs yeux, ainsi qu’en témoigne ce cliché exclusif. Deux camps : bleu contre vert. À vous de choisir le vôtre.

 

Revanche acidulée

15 oct

 

Ciel, que n’ai-je pas fait, l’hiver dernier !
Me teindre les cheveux en orange pétant.
Idée funeste, selon mon rabat-joie d’entourage.
Et pourtant… revirement de situation. Voici l’orange pétant qui revient subrepticement mais fermement en vogue dans les salons.
Résultat : d’ado attardée – voire de fille instable, de cas social, de suicidaire – me voici désormais érigée au pinacle des sacro-saintes avant-gardistes. Je savoure ma revanche.
Et ma satisfaction de le faire est une bonne nouvelle pour toutes celles qui caressent l’espoir de ressembler à Lilou Dallas. Elles peuvent franchir le pas sans hésiter. Une garantie supplémentaire – car il n’est pas question de vous pousser sans garantie vers les gouffres insondables de la décoloration – Scarlett Johanson, pour n’en citer qu’une, et pas des moindres, est passée à l’acte avec le succès que l’on sait. Sans conteste, la revanche des rousses.

J.A


photos: Blandine Lejeune

Défilé sauvage

12 oct

Quand MARINE MIEL présente ses créations au public, elle prend pour décor les rues de notre capitale et pour mannequins un commando de jeunes guerrières glamours qu’elle lâche sur le pavé vêtues en Suzon et Léna et perchées sur des talons qui sonnent la charge.
Résultat: le pavé se réveille, les femmes s’enthousiasment, les hommes s’affolent et les photographes mitraillent. Paris entre en effervescence. Ça ne lui fait pas de mal.

photos: Fred Margueron

Séance de photos

10 oct

À quoi se livrent les filles tant soit peu frivoles (les seules dignes d’intérêt) quand elles se retrouvent entre elles, un samedi  après-midi ?
À une séance de photos, pardi.  
Ne le niez pas : vous vous êtes forcément, un jour ou l’autre, mutuellement mises en scène sous vos plus beaux atours pour prendre la pose face à l’objectif (et ajouter in fine quelques clichés canons de vous à vos archives personnelles). 
Ci-dessous, un aperçu du résultat lorsque Lucie, Alice et Louise jouent les top models pour leur copine Blandine, photographe de son état  :

 

Que retenir de cette séance, hormis le fait que nos protagonistes jouent le jeu avec un brio digne de pointures internationales ? On vous le donne en mille : les Carolinas – vous les  avez reconnues, pour peu que vous soyez un poil assidu(e)s – sont une fois de plus à l’honneur. 
Portées avec une petite robe à froufrou, elles permettent de casser le côté un peu sage de la tenue et d’y ajouter subrepticement la touche de rock’n roll idoine. 

Autre article indispensable dans toute garde-robe qui se respecte, les bottes indiennes. À porter à toutes les sauces : avec une petite jupe, par-dessus un jean, sur des collants opaques, en pyjama, jambes nues, sans jambes du tout, etc. À toutes les sauces, j’vous dis. Et même par temps de chien, avec un bon imper mais expressément sans le chien (machine à crottes). Succès assuré.

Le look dandy, lui aussi, est de mise. Il sera, dit-on dans les milieux informés, la grande tendance de l’hiver 2010. Le concept est le suivant : afficher des airs de garçonnet battu par sa marâtre en s’affublant de vêtements piochés dans le vestiaire du cher et tendre. Effet garanti. 
Indispensable, la  gavroche juchée au sommet de la tête. Elle balise le chic comme le point final clôt la dictée.



Enfin, dernier élément sous le feu des projecteurs : la ceinture, déjà célébrée dans notre dernier post. Portée scrupuleusement à la taille, elle exalte les pleins et affine les déliés. Rien que ça. Version B.B. ou Marilyn à leurs très riches heures de triomphe sensuel, résolument irrésistible.

J.A


photos: Blandine Lejeune

Suzon et Léna en ses murs

8 oct

Dernièrement je vous parlais de son renardmust-have de la rentrée.
Et ce matin je suis passée la voir rue de la Sourdière. Quel embarras ! J’ai envie de tout vous décrire. La veste en cuir ultra-structurée, les cachemires parfaits, le rouge vermillon, les cache-cœurs affriolants… Impossible de choisir. Donc, je ne vous parlerai que du cadre. Entendez : la boutique.

Courez-y séance tenante contempler ses richesses.
On pousse la porte et le piège se referme. De la douceur, un mobilier années 50, du rose, une harmonie à quoi contribue puissamment la présence des deux charmantes jeunes femmes qui présentent les vêtements.

C’est ici l’antre de la féminité. On y resterait volontiers prendre le thé, mais on se ravise : ces jeunes dames ont du boulot. Pourtant, derrière toutes ces robes, on imaginerait assez une fée armée de ses pouvoirs pour les seconder.

La fée existe bel et bien mais sa baguette n’est autre, ici, que du pain sur la planche…

S.A


photos: Fred Margueron

 

Fashion week

7 oct

 


Actuellement Paris est en pleine fashion week. Difficile d’y échapper. Comme chaque année à la même période, ses rues sont envahies par une armée de top models droit sorties de leur galaxie : la planète Mode. À des années lumière de notre humble Terre de p’tites modeuses sans prétention.

            La fashion week, on en entend parler, on se fait une vague idée de ce que cet événement d’envergure représente pour le Tout-Fashion branché, on en voit quelques images dans les magazines et à la télé.

             Pour autant, pas d’allers-retours en promo pour le grand show. Par de carton d’entrée à notre nom sur la short list ultra-prisée donnant accès à ces défilés de filles perpétuellement en marche vers nulle part. Et encore moins de places réservées pour nous au premier rang, aux côtés de Lou Doillon et de sa super-copine Milla Jovovich. 

            Mais j’y suis allée quand même pour vous. En blogeuse de mode qui se respecte. Et en reporter tout-terrain. C’était aux Tuileries, ce mardi 6 octobre, à l’entrée des podiums.

 

La fashion week, c’est d’abord des gens lookés. Forcément lookés. Pas besoin de franchir la barrière, le défilé commence dehors. D’emblée, vous voilà entourée de spécimens hallucinants,  et qui ne se font pas prier pour prendre la pose. Un autre monde, j’vous dis !



Il y en a même qui déploient un véritable arsenal pour attirer l’objectif et atteindre les sommets de la photogénie. Témoins, ces jeunes Américaines,  se vautrant avec délectation dans le grand bain de la fashion week.

 

Mais attention ! Qui dit fashion week, ne dit pas forcément goût ultime. En voici la preuve (cela dit, pourvu qu’on se fasse remarquer…) :  

La fashion week, c’est aussi, vous vous en doutez,  beaucoup, beaucoup, infiniment de Japonais, lookés à mort, et ne se déplaçant qu’en troupeaux. Mais après tout, c’est comme ça qu’on les préfère, hein ?

  

C’est aussi des Stilletos, en veux-tu en-voilà. Un festival de talons hauts, avec les démarches consécutives de  flamant rose. Quelle grâce !

 

 

Mais  la fashion week, c’est d’abord et surtout des mannequins. Des créatures comme on en voit jamais dans la vraie vie.  Ces filles-là respirent à des altitudes invraisemblables et n’ont pas de boutons.  Leur point commun : l’air maussade. À part ça, à l’unanimité blondes et longilignes,  avec cheveux d’or et peau diaphane. Etc., etc. De vrais ovnis.  Que j’ai photographiés pour vous. Pour vos archives personnelles de naturalistes.

J.A

La silhouette retrouvée

5 oct

robe H&M, ceinture vintage

La ceinture, VIP de la saison : bonne nouvelle s’il en fut.
Grâce à elle, la femme se réapproprie une silhouette. Ex-saucisse, la voici qui redevient violoncelle. Elle réintègre les attributs que le taille-basse lui avait confisqués. La forme se rééquilibre, les fesses se réaffirment, le buste retrouve sa majesté, la féminité revient au galop.
De même qu’une chaussure droite est grotesque au pied gauche, la ceinture détonne ailleurs qu’à sa place naturelle. Voyez Bardot l’intemporelle (et néanmoins vedette d’une exposition on ne peut plus récente) : sa ceinture à la taille crève l’écran.
Quant au mode d’emploi de l’accessoire, c’est bien simple : il se décline dans toutes les teintes, toutes les largeurs, toutes les matières, tous les styles et se rajoute à toutes les tenues.
L’idéal, comme d’habitude, étant d’arborer un modèle vintage qu’on ne retrouvera pas sur la voisine de palier.

S.A



robe vintage, ceinture APC




robe et bottes vintage, ceinture dior vintage


Si aviez décidé de miser sur le dos de la robe, il suffit juste de retourner l’accessoire en question…


robe et ceinture vintage

Back from Berlin ( épisode 3)

5 oct

Attardons-nous un peu sur les terrasses de café berlinoises.  Non pas parce que le brunch est à moins de dix euros. Enfin si, mais surtout parce que vous voilà assise à siroter tranquillement votre verre sans avoir à subir les résonances intempestives de la ville ( klaxons, pots d’échappement et autres joyeusetés sonores). Berlin est une ville calme. C’est de notoriété publique.  Et Dieu sait qu’elle bouge, pourtant : la fête est ici une spécialité de réputation mondiale. Underground, cheap (entre cinq et dix euros l’entrée en boîte de nuit), so hype, tellement plus cool et pas discriminatoire pour un sou. Tout le monde entre bien-sûr. Pote avec la clique ou non. Looké ou pas. Rien à voir,  en somme, avec nos très  branchés clubs parisiens, aux shorts lists comprimées et aux carrés vip à 300 €  la bouteille de vodka.

Pour en revenir aux terrasses berlinoises, un détail à signaler : quantités d’entre elles sont équipées de grandes tables en bois avec des bancs. Parfait pour fédérer les troupes et  tailler une bavette avec son voisin de table,  qui s’avérera  — avec un peu de chance — être un Apollon  intelligent, richissime, sensible, élégant, drôle, galant et parlant couramment la langue de Voltaire.

Enfin, les W.-C. à Berlin. Sujet qui mérite une place de choix dans ce blog. Ils sont collectivement un monument d’hygiène.  On y trouve tout ce qu’il faut pour sa toilette quotidienne. Coton-tige, lait démaquillant, brosse à cheveux, shampoing 2 en 1 et même tampons  hygiéniques pour les étourdies. Vous y pénétrez toute décatie pour faire on ne sait quoi et vous en ressortez remise à neuf, aussi  fraîche et légère qu’une bulle de champagne. Magique. Wunderbar !

Les Français ont une solide réputation de saleté, et c’est un fait que s’il fallait juger de la propreté d’une population à l’état de ses toilettes publiques, nous ne décrocherions pas la palme d’or. Les Allemands, eux, peuvent y prétendre.

J.A

 

Back from Berlin ( épisode 2)

3 oct


Autre observation qui n’a pas manqué de  me crever les yeux, c’est que le vélo tient ici le haut du pavé.
Et certainement pas le «Vélib»,  qui est au deux-roues ce que la poufiasse est à la femme. Non, non, non.  La bicyclette, à Berlin, est un accessoire d’élégance avant même d’être un moyen de locomotion.  Elle est rouge pétant, bleu électrique, multicolore, customisée même… Elle signe toute une attitude et presque une vision du monde :  on pédale seule ou en bande de copines, avec sa progéniture ou mieux : avec son soupirant.  Le top : grimper  à califourchon sur le porte-bagages de ce dernier, ou en amazone sur son guidon (vu à plusieurs reprises).
Et nul  risque de se faire enquiquiner par la police, qui apparemment là-bas a mieux à faire que de traquer les cyclistes, ou de se faire piquer sa selle en cuir par quelque malotru (le peuple allemand bien trop civilisé pour ça).
Le vélo est sacré à Berlin. Je vous le répète : le cador du trottoir !  On rencontre d’ailleurs très peu de scooter : les Allemands trop écolos pour rouler sur des engins à moteur.
Eh oui, ils sont bien, ces gens là !
Mais pointilleux tout de même sur leurs droits : avisez-vous de mordre tant soit peu sur la  sacro-sainte piste cyclable, vous autres has been de piétons… vous vous ferez illico remettre à l’ordre par une sonnette hargneuse, sans moratoire.

J.A

Back from Berlin ( épisode 1 )

1 oct

Ach, Berlin, Berlin (prononcer Berline) ! C’est fou ce que cette cité galvanise les ardeurs. La ville la plus cool d’Europe, selon le chœur antique modernisé. Et je me joins à lui. Trois jours à y flâner, m’enivrant de ses atours et me pourléchant de ses modes de vie. Le rêve. D’autant qu’il faisait un soleil triomphal. J’y étais allée une première fois en février, il y a quatre ans : rien à voir. Normal : prenez Paris ou n’importe quelle autre métropole un dimanche soir sous la pluie, le charme n’y est pas.
Ce qui m’a frappé de prime abord à Berlin ? Le look des habitants. Ou plutôt, le fait que tous soient unanimement au top dans ce domaine. N’espérez pas croiser une fille de 25 ans en Tods et tee-shirt Petit Bateau. Ça non ! Ou alors, c’est que l’un comme l’autre de ces deux articles vont redevenir à la mode d’ici peu. Car les Berlinois sont des avant-gardistes forcenés. C’est officiel. Pas de moule prêt-à-former ici, pas de formatage. Des collants rouge fluo par-ci, des bas filés par-là, des cuissardes d’un côté, des baskets vintage de l’autre, et vlà qu’on superpose tous les genres sans complexes. Talons de dix centimètres, OK, mais avec un sweat à capuche. Cheveux orange, pourquoi pas, mais avec look de first lady version Carla.
En somme les Berlinois se font un point d’honneur d’appliquer la devise de Frédéric le Grand : « Jeder nach seiner façon », qu’on traduira  par «chacun ses goûts » ou, chez les Ch’tis de Dany Boon : “chacun ch’mott”. Dans ce contexte, impossible de retrouver à plusieurs exemplaires le même et unique sac griffé Gérard Darel, ou son équivalent germain. Et c’est bien rafraîchissant. Et combien de couples ultra stylés n’ai-je pas croisés sur mon chemin! Comme s’ils sortaient d’une publicité de the Kooples.( Et là, on se dit qu’il est temps de relookez notre mec, si on ne veut pas passer inaperçue. )

Ach! Berlin, Berlin!

J.A



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