Archive | septembre, 2009

Parées pour l’hiver

29 sept

“L’été de la Saint-Martin dure trois jours et un brun”, dit le dicton populaire!
En ce moment à Paris, le temps est si clément qu’on croirait vivre la chanson de Joe Dassin , “il faisait beau (..)avec ta robe longue(…) C’était l’été indien (…)”
à quelques détails près, à savoir qu’on n’est ni sur une plage ni dans le Nord de l’Amérique. Qu’on se le dise :  l’automne a pris le relais et passera le flambeau à l’intempérie dans pas si longtemps.Je ne suis pas là pour vous parler de la pluie et du beau temps mais pour vous donner quelques recommandations pour pallier au froid qui nous guette.
Ne nous laissons pas impressioner par l’hiver, ce guerrier! et sortons notre tenue de combat.
Optons pour des carapaces, armures et peaux qui nous rendront invincibles.

S.A

 

Taillé pour nous scier

23 sept


Votation citoyenne pour votation citoyenne, nous disons OUI À LA LIBÉRATION DU TAILLEUR !
Qu’il sorte enfin des banques et des réunions de travail, et qu’on le rende à la rue et aux sorties nocturnes.
Voici nos raisons:
1° Le tailleur résoud le délicat problème d’harmoniser le bas et le haut de notre précieuse personne. Il est né en couple et épouse d’autant mieux notre silhouette, qui est paire.
2° Le tailleur en impose, et sa rigueur apparente nous livre une immense marge de manoeuvre. Sa ligne stricte fait ressortir notre excentricité. Son aspect contenu exalte nos débordements. Bref, il est sexy. Voyez Joan Fontaine filmée par Hitchcock : une pelletée de braise dans le seau à glace. Quant au tailleur à motifs léopard, inutile d’en parler. Un fauve rôde dans la nuit.
3° J’insiste : le tailleur est strict, comme on le dit du minimum… Il a ce côté fonctionnel et quasi militaire qui a toujours fait fantasmer l’homme, éternel nostalgique de la soldate en tenue et de l’infirmière nue sous sa blouse.
Et puis, le tailleur est chic. Comme le costard chez l’homme, il proclame une élégance qui engendre le respect. C’est comme ça. Pas à discuter.
Donc, LI-BÉ-REZ-LE—-TAILLEUR ! LI-BÉ-REZ-LE—-TAILLEUR !

S.A




Ma robe H&M

21 sept



Je vous en parle parce que trois
  nanas, et pas des moins branchées, m’ont demandée consécutivement où est-ce que je l’avais achetée. Trop fière de répondre que c’était du 100% H&M. À 24 euros pièce. Et pas un centime de plus.
« C’est de la soie ? », «  Tu l’as eue chez Maje ? ».
Eh non, raté ! Comme quoi, inutile de dépenser des sommes pharaoniques – qu’on ne possède de toute façon pas –  pour faire sensation et se faire arrêter dans la rue. H&M, finalement – et on a beau snober, répétant ça et là que c’est de la camelotte et qu’on en a par-dessus la tête de retrouver les mêmes pièces chez toutes les copines –  c’est quand même vachement bien. Et qu’on ne s’avise pas de me dire le contraire!
La voici en scène sur mon dos. Cherchez l’intrus.

J.A


Doc ( 2ème round )

20 sept


Y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, n’est-ce pas ? Je faisais des grands discours, pas plus tard que la semaine dernière, pour vous déclarer, ô combien, la Doc était inressortable. Eh bien, voilà que je me ravise. Contre toute attente.  Et ce n’est certainement pas parce que je les ai vues aux pieds de petites anglaises dans le vent ce week-end mais tout simplement parce que j’ai mis la main, Dieu sait par quel miracle, sur La paire qui tue. Marron vintage comme on aime. Avec des boucles sur le haut de la chaussure. Et c’est ce qui fait  toute leur différence, et toute leur classe aussi, vous l’aurez compris. Un modèle collector. Que vous ne serez pas prêtes de retrouver dans les rayons de chez Colette cet hiver (et là je croise les doigts). Les voici présentemment aux pieds d’Alice.

J.A

 

Jamais sans mes bottes

20 sept

C’est vrai, dans la penderie de la lycéenne des années 80-90, j’ai un faible pour les bottes de moto Carolina. Patinées par le temps, elles sont imbattables. Comme le dit Jeanne, on s’en contente et on laisse de côté la Doc Marten’s qui, paraît-il, fait son come back et la Botte Harley (souvenez-vous), qui ne le tente même pas.Une fille avec des Carolina (les vraies, bien sûr, pas cette reproduction en daim qui inondait le bitume ces dernières années), pour peu qu’elle soit jolie, qu’elle ait l’arrogance de la jeunesse et une robe courte, elle ressemble à une héroïne de film, genre road movie.Vanessa Paradis les a chaussé merveilleusement dans Atomik Circus, des frères Poiraud. On se souvient aussi de Nathalie Portman dans Léon et de Kate Moss dans la pub CKone de Calvin Klein qui les portaient. Notre liane au visage mutin les avait aux pieds et déjà, on voulait toutes les mêmes. Mes Carolina à moi, ça a été mon premier investissement mode (il y a plus d’une décennie). Je les aimais tellement que si elles avait été un peu moins rigides, j’aurais dormi avec.J’y suis fidèle depuis mes treize ans et elles me le rendent bien, elles n’ont pas l’air prête de me lâcher…

S.A

La petite robe blanche

17 sept


La petite robe noire a bonne presse. On ne tarit pas d’éloges à son propos : soi-disant indispensable élément de toute garde-robe, base obligée d’une tenue chic, et patati et patata. À l’unanimité répétitive et discriminatoire, elle serait la pièce maîtresse du dressing.

Eh bien moi je veux chanter la petite robe blanche. Sa vertu irremplaçable est de nous permettre de jouer sur tous les tableaux, à condition de l’accommoder comme il sied.
À peine accessoirisée, elle nous rend légères et quasi aériennes. Des chaussures discrètes, une veste qui ne demande qu’à tomber – succès assuré.
Avec un blouson de cuir ou des bottes de motard, c’est toute la légende du rock qui viole une neige fraîche. 

La petite robe blanche est la preuve tangible que le bonheur tient à des riens, que toute couleur est en trop, qu’une étoffe virginale est un tremplin suffisant pour nous propulser au top.

S.A

 

Mon perfecto ( Acte II )

14 sept


Laissez-moi vous parler à mon tour de mon perfecto : celui de motard, pas celui de la groupie de rock , mais le vrai, l’authentique, celui qu’on porte à cheval sur une Harley, cheveux au vent. Je l’ai déniché dans une friperie à Bruxelles. Bleu pétant. Avec des coussinets sur les manches. Un vrai coupe-vent. Forcément, j’ai craqué. Dégainé la CB sans hésiter. Le voilà enfin, le perfecto de mes rêves ! Et peu importe si je ne devais pas l’amortir en  le portant tous les jours  ( parce que vous vous en doutez, je ne suis ni titulaire du permis A, ni femme de biker)  au moins, celui-là je ne risquais pas de le voir à chaque coin de rue. Certainement pas chez H&M, en version plastoc.

Pour la petite anecdote : quand je suis sortie de la boutique avec lui sur mon dos, à peine avais-je fait cinquante mètres, qu’un motard sur une grosse cylindrée  me faisait un signe de la main.

Si c’est pas la classe, ça !

J.A

 

Doc

9 sept


De retour ou pas de retour ? A la pointe de la mode ou définitivement has been ?
 Le godillot de notre adolescence, celui qui a écrasé nos premiers mégots et habillé nos  premières boums, cette chaussure orthopédique, laquelle porte le nom de son  illustre créateur, Klaus Martens, la Doc, car c’est elle , vous l’aviez deviné sans peine, serait sur le chemin de la réhab’. Aperçue lors des défilés des plus grands couturiers, vue dans les rayons des boutiques in, et pour n’en citer qu’une, la sacro-sainte Colette, plébiscitée par les soi-disantes icônes de mode telle Agyness Deynn,( et rien que pour ça, on hésiterait à deux fois àressortir notre vieille paire des profondeurs mitées du grenier parce qu’il faut bien l’avouer, en voilà un patchwork de mauvais goût celle là ! ) la Doc se montre néanmoins frileuse, hésitant  à pointer le bout de sa semelle sur les trottoirs de la capitale. Alors, que diable en est t-il ?! Les gourous de la mode seraient-ils en train d’abuser de notre moutonisme légendaire en voulant à tout prix nous faire avaler qu’elle est la pièce incontournable de la rentrée ? Et puis quoi encore ! Ok, la doc, on l’a adorée et on la reniera pour rien au monde, mais faut bien l’avouer, elle n’est plus de notre âge. Laissons aux collégiens ce qui leur appartient ! Et puis, quitte à réhabiliter les pompes de notre adolescence, on préfère de loin, chez les pipelettes, la Carolina, qui est partout certes mais qui, de notre avis, reste indémodable. À condition de savoir la porter ça va de soit.
 À Suzanne de vous en parler. Parce qu’elle, elle ne les a pas quittées depuis ses 15 ans, à la mode ou pas à la mode. Et ouais.

J.A

Chapeau !

9 sept


Le chapeau sur la tête, c’est le point sur l’”i”. 

Les Françaises, frileuses sur la question, sortent tête nue alors que les petites Anglaises, plutôt réchauffées, couvrent leur chef d’une panoplie permanente. Allez comprendre! À se demander si les secondes n’ont pas plusieurs longueurs d’avance en matière de mode!

Permettez-moi de vous indiquer mon adresse de cœur pour cet accessoire incontournable : le chapeau, et de vous dire deux mots de la créatrice qui l’incarne.

La boutique se trouve en Haute-Normandie, à Dieppe exactement, rue Saint-Jacques, et se fréquente virtuellement via www.chapeauperche.com

Bénédicte Fontaine a d’abord travaillé aux vitrines du Bon Marché avant d’embrasser en 2008 le métier de modiste. Aussitôt elle a remporté le second prix de l’Arc de triomphe et fondé sa marque « Chapeau perché ». Elle propose toutes sortes d’accessoires de tête destinés à embellir la femme et exalter le visage, à mettre une couleur dans la foule et de l’allure dans le métro!

Borsalinos, melons, hauts-de-forme, tant de classiques revisités çà et là avec une touche de modernité: fluo, plumes, paillettes, étoiles, papillons mettent du glamour dans ce cortège d’élégances.

Je vous conseille d’y faire un tour, mais prenez garde ! Il se murmure que Bénédicte Fontaine n’en fait qu’à sa tête. Elle aurait décidé que chacune des nôtres était faite pour y percher plusieurs de ses chapeaux.

S.A

 

Ratatouille versus Caponata (pour un arrière-goût d’été)

9 sept

Si la ratatouille est un plat qui n’a pas besoin d’être remis au goût du jour (le dessin animé américain s’en est chargé), il est intéressant de connaître son homologue italien.

La caponata se mange froide et assume parfaitement sa pointe d’acidité (vinaigre, câpres) et son soupçon de goût saumâtre, dû aux olives.

Voici la recette de ce succulent plat d’été, pour une rentrée à la saveur de nos vacances déjà loin derrière nous.

Ne l’oublions jamais : les Italiens sont des Français de bonne humeur.
2 oignons doux + thym

600g. d’aubergine

600g. de tomate

600g. poivrons verts….. coupés en petits dés

Pré-cuire les légumes et faire revenir dans deux cuillères à soupe d’huile d’olive, les aubergines puis les poivrons, puis les tomates+ oignons

Sel, poivre , herbes

Laisser cuire 1/2 h. environ

Ajouter:

Trois cuillères à soupe d’olives vertes dénoyautées, une de câpres,une de vinaigre de vin, une demi de sucre et voilà, laisser refroidir.

 

Plus accrocheur que le rouge à lèvre

7 sept


Alice Hubert sait que le vermillon buccal, sous prétexte de nous « looker » parfois, nous enlaidit souvent. Alors elle nous fournit la solution de rechange.

N’est pas Marilyn qui veut. Notre bouche n’a pas forcément l’ourlet pulpeux qui supporte les excès de pigment. Grâce à Alice Hubert, nous porterons donc nos lèvres rouges autour du cou. Et nous en choisirons la moue : boudeuse, discrète, arrogante, ou même défiant le sanitairement correct, si nous optons pour le modèle avec clope allumée.

Alice Hubert dessine et forme ses moules, les remplit de bronze et teinte le tout avec une touche d’humour et surtout de glamour. J’ai croisé cette créatrice dans une soirée parisienne : aussi charmante que talentueuse, elle arborait en sautoir sa dernière création, un stick de rouge à lèvres, justement. L’unique que je m’achèterai. Car décidément c’est autour du cou que le stick nous scie le mieux.

S.A

 

 

Seconde main

6 sept

La loi économique veut que tout ce qui est gratuit soit gaspillé. Dans la mode, c’est le contraire : tout ce qui est récupéré est magnifié.

Et puis, dans la course aux « it-bag », qu’on se le dise : aussitôt acquis en boutique, aussitôt démodé. Donc, se démarquer.

Rien de tel alors que la brocante dominicale d’un patelin normand : j’y ai déniché ce week-end, pour la (modique) somme de 3 euros, ce sac en python des années 30. Deux stands plus loin, j’en achète un autre pour 1 euros : en simili, avec une chaîne en guise d’anse. J’ai donc bricolé l’un avec l’autre. C’est-à-dire que j’ai ajouté la chaîne à mon sac vintage, pour m’en faire une bandoulière et mettre l’ensemble au goût du jour.

Résultat : un « it bag » que je ne risque pas de retrouver sur la dernière « it girl » venue, future ringardisée professionnelle.

S.A

 

 

Les lasagne au saumon de Tommy

4 sept

Notre ami Tommy qui ne fait rien comme tout le monde ne garnit pas ses lasagnes de tomate et de viande hâchée mais de saumon et de poireaux.Le résultat est succulent et selon moi, la meilleure variante à la recette traditionnelle. Voici la recette (pour 6 personnes):

– plaques de lasagnes
– 6 blancs de poireaux
– 2 darnes ou filets de saumon
– béchamel
– crème fraîche (3 c. à soupe)
– gruyère rapé
– beurre
– sel et poivre
émincez les blancs de poireaux et les faire revenir longtemps dans du beurre jusqu’à ce qu’il roussissent.
Cuire les pavés de saumon.
Beurrez un plat et y poser successivement une plaque de lasagne puis par dessus une couche de saumon émiété, une de poireaux, une de béchamel (dans laquelle vous avez incorporé la crème fraîche) à nouveau une plaque de lasagne. Renouvellez l’opération.
parsemez de gruyère râpé et cuire 30 mn à four moyen / chaud (thermostat 6/7).

 

Mon perfecto

4 sept

La définition du Perfecto : le blouson parfait.

Féminin, rock, grunge, on se l’accommode à toutes les sauces, et même éventuellement à celle qui vous tombe du ciel sous forme de pluie. C’est le classique par excellence, au même titre que le 501.

Étant personnellement titulaire à la fois de quelques vieilles fripes en cuir (jupes, pantalons antédiluviens) et d’une mère aux doigts de fée, j’ai fait assembler et coudre ensemble les premières par la seconde, avec pour résultat le Perfecto de mes rêves.

Certaines filles portent un blouson qui ne ressemble à rien. Moi, avec le mien, je ne ressemble à personne.

S.A

Un renard de rentrée

2 sept

Le renard change de peau mais pas de caractère, dit le célèbre proverbe danois.

Marine Miel, la créatrice-styliste de Suzon et Léna, nous le prouve brillamment cet hiver.

Elle a rhabillé l’animal d’un pelage de laine. Cette mue permet aux âmes sensibles, qui refusent de se mettre un cadavre autour du cou, d’être au goût du jour sans devoir non plus opter pour le synthétique.

Pointu, certes, en bleu électrique.

Néanmoins j’opte pour la version en roux : plus «premier degré», mais pas moins rusé pour autant…

S.A

 


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